Image
Image
Image
Image
FAIRE DES CHOIX ÉVANGÉLIQUES

FAIRE DES CHOIX ÉVANGÉLIQUES

A la maison de retraite "rencontres chrétiennes à Capiago Intimiano" des Pères Dehoniens je sœur Natalina, avec quelques guides spirituels, j’ai vécu l’expérience du : "Donner les exercices spirituels" selon la spiritualité de saint Ignace. Depuis quinze ans, avec une équipe formée de deux prêtres, de deux religieuses et de deux vierges consacrées, nous aidons sur le chemin de discernement les personnes qui désirent mettre de l’ordre dans leur vie et faire des choix évangéliques.
Collaborer pour moi est certainement un don et je suis très reconnaissante à Dieu et à ma congrégation pour ce service. En effet, cette année encore, j’ai pu collaborer, du 4 août au 4 septembre 2021 à la maison de spiritualité des dehoniens, avec un groupe de guides, pour offrir le service de "donner des exercices" pour cheminer et discerner l’action de Dieu dans leur vie.
L’homme qui ne discerne pas se laisse entraîner par les événements de la vie, mais il n’agit pas. Pour en prendre conscience et assumer la responsabilité de décider dans quelle direction marcher est important de regarder ce qui se passe en nous. David (2 Sam 11) est l’exemple de celui qui n’est pas attentif à ce qui bouge en lui. Le péché de David est précisément sa superficialité, son manque à ce que la vie lui demande d’être, David sous-estime ses motions intérieures.
Pour le chrétien, cette recherche dans l’intériorité et le choix de la direction à prendre, se fait dans la prière.
En dehors de la prière, il y a le bon sens, non le discernement. Même les critères que le croyant utilise ne sont plus seulement ceux du bon sens, mais ceux qui émergent de l’Écriture et de son expérience de Dieu.
Le critère pour évaluer ce qui se passe en moi et pour en reconnaître l’origine est : ce que je ressens m’aide-t-il à aller vers Dieu ou m’en éloigne-t-il ?
Ce qui se meut en moi n’est pas le critère de l’action (je sens que je veux être prêtre, alors je le fais), mais l’objet sur lequel je dois faire du discernement (je sens que je veux être prêtre, je me demande d’où vient ce désir et vers où il me mène).
Le discernement n’est pas un calcul rationnel, précisément parce qu’il implique avant tout le monde des affections. Apprendre à discerner signifie avant tout reconnaître les mouvements de notre cœur.
La première difficulté du discernement est aller en profondeur, c’est-à-dire de devenir conscients de ce qui se meut dans notre intériorité. Parfois le discernement ne part pas parce que nous ne nous rendons même pas compte de ce qui se passe en nous.
Avec une avance surprenante sur les conclusions récentes de la psychologie (mais en reprenant probablement les intuitions des pères du désert), Ignace met en relation les pensées et les motions intérieures (à cause d’une pensée, je me déplace vers un objet ou je m’en éloigne)
Le service des guides en donnant des Exercices est précisément ceci : indiquer les textes bibliques (pour les 5 temps de prière) et aider les pratiquants à comprendre ce qui se passe en eux pour pouvoir choisir comment agir de manière consciente.
Je remercie Dieu parce que ce service n’aide pas seulement les autres mais soutient aussi mon chemin intérieur vers ma spiritualité de Franciscaine missionnaire du Sacré-Cœur.

Sr Natalina De Nobili

Quelques Témoignages :

Je remercie le Seigneur de m’avoir conduit cette année à vivre l’expérience des exercices spirituels ignaciens. Un Baume et un moment de Grâce. La pandémie a éveillé en nous tous tant de peurs, de sentiments de solidarité et d’incertitude profonde. Les exercices ont été un grand don pour faire ordre intérieurement, pour mettre le Seigneur à la première place et cela aide à reconsidérer et à regarder tout le reste de sa vie avec plus de vérité et de liberté. C’est une expérience spirituelle que je conseille à tous ceux qui me connaissent et qui me demandent comment je vais et comment ça s’est passé.

Don Luca

... Le mystère de l’incarnation, l’enfance, la vie cachée et le ministère public de Jésus, sa passion, la mort et la résurrection. Je suis descendu en profondeur et ai assisté au travail de l’Esprit Saint en moi. J’ai vu comment il m’a reconstruit après m’avoir démoli. Pas de violence, pas d’arrogance, juste un amour et une tendresse que l’on peut difficilement décrire à travers des mots.
Seul un amour aussi débordant est capable de se déverser de manière autonome à l’extérieur, dans le quotidien, dans les choix et les relations qui nous entourent. C’est l’expérience de l’élection : faire des choix significatifs pour sa vie parce qu’on se sent tellement aimé qu’on ressent l’exigence intérieure de faire quelque chose, n’importe quoi, rien que pour dire merci !
A ce propos, je remercie infiniment le Seigneur pour l’occasion qu’il m’a donnée au cours du mois ignacien et je le remercie également pour les personnes qui m’ont placé à mes côtés au cours de cette expérience : sœur Gabriella, don Cesare, don Francesco, sœur Natalina, et tous les hommes et les femmes qui, bien qu’en silence, ont marché à mes côtés en ces jours si intenses et décisifs pour ma vie spirituelle.

Antonio

Je ne peux pas ne pas dire ce que mes collègues m’ont dit le premier jour de travail. Beaucoup étaient stupéfaites de la façon dont j’avais changé, de la façon dont j’avais une lumière différente dans les yeux, de la façon dont mon visage était différent, elles voulaient savoir ce que j’avais fait de si beau pour que je change tellement ... C’était vraiment une expérience de grâce !

Marta