Le 23 juillet à la fin de la Retraite spirituelle, dans la joie et la ferveur sœur Elisabeth Varikkakukzhyil, supérieure provinciale, les conseillères et toutes les sœurs ont organisé mon jubilé de 60 ans de Vie religieuse. La célébration était présidée par frère Henri Laudrin, ofm qui avait animée la Retraite spirituelle.
Les pygmées sont un groupe ethnique généralement connu pour vivre dans la forêt équatoriale d’Afrique. Ils ont un fort sens de vie communautaire, caractérisé par un style de vie selon la nature, unique. Leur environnement naturel leur fournit tout ce dont ils ont besoin pour vivre. En générale, ils sont facilement identifiables par leur physionomie unique et de basse taille qui les différencient de nombreuses autres tribus ou clans. Ils parlent une langue commune connue sous le nom de "Bakar".
L’enseignement académique ne fait pas partie de leur tradition : étant donné les structures dont ils disposent et les grandes distances. Pour ces raisons, beaucoup d’entre eux ne fréquentent pas l’école, mais ont plutôt une éducation informelle et orale. Ils ont une manière naturelle symphonique et mélodieuse de chanter, ils utilisent leurs voix de manière excellente. La plupart de leurs chansons parlent de leurs traditions et de leur histoire.
Les Pygmées sont entourés par les "Bantous" (un nom qui fait référence aux personnes vivant en Afrique centrale, orientale et méridionale) avec lesquels ils sont le plus souvent confrontés dans de nombreuses régions et dans de nombreux aspects. Le défi de l’intégration et du respect mutuel des cultures laisse encore beaucoup à désirer. La solution réelle et durable reste celle de l’éducation.
Chaque culture a besoin d’être éduquée et évangélisée pour que la coexistence la plus humaine et la plus digne puisse caractériser le rapport entre les pygmées et les "bantous". Toutefois, beaucoup a déjà été fait dans ce domaine et beaucoup reste à faire, les défis étant encore ouverts. Dans la région du SANGHA, précisément à Sembe, nous avons les deux groupes qui vivent dans la communauté, mais avec beaucoup de défis qui restent à affronter.
C’est pourquoi, pastoralement, l’Eglise locale mène des initiatives qui peuvent aider à créer une conscience de l’Amour de Dieu pour l’humanité et pour chaque être humain, indépendamment de son origine, de sa race ou de sa nation. C’est dans cette lumière d’encouragement à porter l’amour de Dieu à l’humanité que le diocèse d’OUESSO a organisé un concert musical entre les pygmées des différentes localités, qui devaient converger à PEKE, autour de leur évêque, prêtres et religieux et à toute la population pour chanter les louanges à Dieu tout-puissant qui est le père de tous.
Une fois reçu l’invitation de l’Evêque, nous, Sœurs Franciscaines Missionnaires du Sacré-Cœur qui sommes à Sembe depuis 1995, avons immédiatement invité les jeunes de notre École, Saint Kizito de LIPOUA et ceux du quartier. Nous avons rassemblé 21 filles et garçons et aussitôt nous avons commencé à répéter les chants. Tous les membres de notre communauté religieuse, dans les différents domaines de travail, ont participé et encouragé. Les enfants ont souvent été accompagnés jusqu’à leurs maisons, en voiture, pour rassurer les parents que leurs enfants étaient effectivement avec nous. Très souvent, Anita PUNCINI, une volontaire Suisse qui vit avec nous depuis de nombreuses années, faisait ce service.
Après trois semaines de répétition des chants dans lesquels nous nous sommes réjouis des voix merveilleuses et les expressions joyeuses des filles et des garçons, nous nous sommes senties si bien et reconnaissantes envers Dieu qui nous a utilisées comme instruments pour transmettre son amour et sa joie à ses enfants, les pygmées. Il est temps de partir pour PEKE, nous serons accompagnés de : Mme Esther infirmière de notre hôpital, Mme Nadia et Monsieur Jean Ndamo tous les deux enseignants de nos écoles à EGNABI et LIPOUA, membres de la chorale paroissiale et le Dr. Buka, médecin dans notre hôpital. Les sœurs ne pouvaient certainement pas manquer : Sœur Lucie Supérieure de la Communauté, sœur Ritapia Directrice de l’Hôpital et Sœur Blessing Responsable de nos écoles.
La nouvelle chorale a pris le nom de : CHORALE SAINT KISITO de LIPOUA - SEMBE. Le choix du nom est dû au fait que le Saint est un jeune africain d’Ouganda qui est mort à cause de sa foi en Dieu et qui est aujourd’hui un modèle de foi pour les jeunes africains.
Le samedi 13 novembre 2021, nous sommes partis pour PEKE en deux minibus. On sentait que l’émotion remplissait de joie chaque personne. Nous sommes arrivés à PEKE à midi. Comme c’était la première sortie et la première fois que les enfants atteignaient la ville d’Ouesso, la capitale de leur région SANGHA, nous avons décidé de faire un tour en ville pour découvrir quelques lieux importants. Ils étaient si émus que certains d’entre eux ne finissaient pas de remercier les soeurs pour tout ce qu’elles font pour eux.
Le concert musical a commencé à 19 heures, participaient six chorales provenant de différentes zones pastorales de PEKE et d’autres paroisses comme : Peke, Palmeraires, village de Paris, Zoulabouth, Biessi, Lipoua de Sembe. Les chorales ont fait leur présentation en présence de l’Evêque du Diocèse d’Ouesso, Mgr. Yves MONOT, de l’Evêque du Diocèse d’Imfondo Mons. Daniel NZIKA, des prêtres et des religieux de diverses congrégations et de tous les fidèles.
Notre joie profonde ne se base pas seulement sur le fait que nos enfants ont chanté mieux que tous, mais sur l’expression de joie et de liberté que nous avons pu saisir sur les visages de tous les Pygmées réunis pour le concert. Certainement à travers cette expérience, ils ont pu faire l’expérience de l’amour de Dieu envers chaque homme et aussi renforcer leur appartenance à la société dans laquelle nous voulons vivre en tant qu’enfants de Dieu. Le lendemain, nous avons participé à la célébration eucharistique dans la nouvelle église de PEKE et ensuite nous avons entrepris le retour à Sembe.
Cette expérience a été unique et restera, comme un moment inoubliable pour nous, sœurs, parce que Dieu nous a permis de partager avec tous les autres Pygmées de la Région la certitude d’être frères en Jésus. Nous remercions le Tout-Puissant pour son amour sans limites. Le mandat évangélique résonne chaque jour dans nos cœurs : "Allez donc, de toutes les nations faites des disciples..." (Mt 28,19a).
Sœur Blessing Lukong
"Que Jésus fasse resplendir
dans tous les cœurs de ses Missionnaires
la sainte charité de son Cœur"
(F.3, pag.184)
Shalom Matha Bhavan, est un de nos centres d’accueil appartenant aux Sœurs Franciscaines Missionnaires du Sacré-Cœur, dont le siège est à Manjeri Kerala. Fidèles à nos origines et à notre identité de FMSC, nous servons avec joie et prédilection les "sœurs aux besoins particuliers". On s’occupe d’une soixantaine de femmes. Ces femmes ont trouvé en nous une famille qui les aime, les accepte et leur fournit la subsistance grâce à la contribution de nombreuses personnes généreuses.
Le service fraternel que nous accomplissons avec les femmes à Manjeri, va au-delà de la "Déclaration Universelle des Droits de l’Homme" de sauvegarder la dignité de la personne et son intégrité, parce que nous, FMSC, à l’exemple de François d’Assise, retrouvons chez les pauvres le visage souffrant de Jésus. Fidèles à notre esprit franciscain-missionnaire, nous aimons et nous servons le Seigneur dans les pauvres, nous leur rendons la dignité des fils créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. En effet, le Seigneur nous les a confiées et nous, avec les sentiments du Cœur du Christ, nous leur offrons de petits gestes de tendresse et d’amour de la part du Père Céleste.
Pour que puisse resplendir la charité du Cœur de Jésus, nous avons ouvert cette mission à Manjeri en 2010, pour répondre aux besoins des femmes qui souffrent de la violence domestique, notamment à cause de la dot non versée et pour d’autres formes de mauvais traitements et d’abandon. La plupart de ces femmes ont été victimes d’abus sexuels, de maladies oncologiques, de troubles bipolaires, de schizophrénie, de dépression et de mauvais traitements domestiques... Ce sont des femmes très vulnérables.
Abandonnées et plongées dans la solitude absolue, elles se réfugiaient dans les gares des bus et des trains, elles trouvaient leur nourriture dans les poubelles. Ces "sœurs" ont été conduites dans notre maison par la police locale, les assistants sociaux et, parfois, par les membres de leur famille. Elles sont originaires de Manjeri et d’autres régions environnantes : Calicut étant une gare ferroviaire importante, regroupe beaucoup de ces personnes, qui trouvent d’une certaine façon un refuge dans la gare, la majorité sont des personnes venues du nord de l’Inde à la recherche d’un emploi ou d’une vie meilleure. Mais souvent elles tombent dans le réseau de la traite des êtres humains et sont exploitées.
Toutes les personnes qui arrivent à Shalom Matha, trouvent une maison accueillante et affectueuse et qui prend soin de leur souffrance avec la médecine, le conseil, l’amour sincère dans le style franciscain, sans préjugés sur la culture, la couleur de la peau ou de la religion. L’important, c’est de les ramener à une vie normale.
Les femmes occupent leur temps en cultivant des légumes, des fleurs, en aidant dans la cuisine, en lavant les assiettes et en aidant d’autres amies plus nécessiteuses qu’elles ; en priant, en chantant, en dansant ou en réalisant des programmes culturels pour se divertir elles-mêmes et les autres. Les sœurs passent leur temps partageant chaque heure du jour et de la nuit. Quatre des cinq sœurs sont des infirmières spécialisées, un médecin, de l’hôpital le plus proche, les visite une fois par semaine.
La Providence divine nous accompagne toujours dans tous les besoins et nous sommes très reconnaissantes au soin paternel et aimant du Père céleste qui inspire les cœurs généreux à nous soutenir de diverses manières : nourriture, vêtements, médicaments, etc. Nous faisons nôtre les paroles de notre fondateur le vénérable Père. Gregorio Fioravanti et nous louons Dieu parce que "Les dispositions de la Providence sont Merveilleuses !"
C’est avec une grande joie que nous partageons le témoignage de notre consœur, Supérieure provinciale, Sœur Antonia Piripitsi, lors de la rencontre du pape François avec les prêtres et les religieux, dans la cathédrale maronite "Notre-Dame des Grâces" de Nicosie le 02/12 / 2021, au cours de sa visite pastorale à Chypre.
Saint-Père,
Nous vous souhaitons chaleureusement la bienvenue sur cette île des saints Barnabas et Paul, et de tant d’autres saints et saintes qui ont contribué à l’évangélisation du peuple de Chypre.
Cette évangélisation a également été menée à travers de nombreux religieux et religieuses qui nous ont précédés et qui ont donné la priorité à l’éducation des enfants pauvres. Cette mission se poursuit jusqu’à nos jours dans les écoles catholiques, qui sont un moyen efficace pour témoigner de l’amour de Dieu et inculquer les valeurs humaines, chrétiennes et religieuses.
Votre Sainteté, les écoles catholiques de l’île, actuellement existantes et en pleine activité, ne sont que trois : Le Collège Terra Santa à Nicosie (fondé en 1646) appartenant aux frères Franciscains Mineurs, l’École Sainte Marie à Limassol, qui célébrera son centenaire en 2023, appartenant aux sœurs Franciscaines Missionnaires du Sacré-Cœur et l’école élémentaire de Saint-Maron à Anthoupoli, fréquentée surtout par des élèves maronites. Soit le Collège Terra Santa que l’École Santa Maria sont ouvertes aux garçons et aux filles de toutes les ethnies, mentalités, cultures et religions. Un lieu de rencontre vraiment œcuménique, sans aucune discrimination, où se construisent des ponts, où les élèves apprennent à respecter les uns les autres dans sa diversité, à s’aimer, à s’entraider, à dialoguer, à collaborer ensemble pour construire un avenir meilleur, un avenir où tous peuvent vivre en frères et sœurs, sans distinction de race, de culture, de religion ou de langue.
Dans le passé récent, il y avait encore trois autres écoles, que nous avons malheureusement été forcées d’abandonner après l’invasion des forces turques en 1974; certaines de nos sœurs plus âgées racontent avec tristesse comment elles ont dû fuir sans délai, pour sauver leur peau. Elles pensaient partir qu’une nuit et revenir le lendemain, mais cette nuit dure depuis 47 ans.
L’année 1974 a marqué une page dramatique dans la coexistence pacifique pluriséculaire entre la population grecque-chypriote chrétienne et turque-chypriote musulmane. La division de Chypre a radicalement changé non seulement l’organisation politique et sociale de l’île, mais aussi notre mission dans la zone occupée dans la région nord. Malgré diverses difficultés et dangers, les religieuses, assistées par les prêtres maronites, n’ont jamais cessé d’être présentes, pauvres parmi les pauvres, pour les soutenir spirituellement et moralement, et faire en sorte que les cloches de certaines églises continuent à sonner.
Nos sœurs originaires de Kormakiti, d’Asomatos, d’Ayia Marina et de Karpasha avancent au fil des ans, alors que l’on constate que manquent les familles catholiques parce que, après la division de l’île, elles sont dispersées partout; en outre, Comme dans de nombreux pays d’Europe, à Chypre également, la crise démographique et la laïcisation de la vie quotidienne rendent nos jeunes peu disponibles à la vie de service dans l’Eglise. Il s’agit d’un défi important, que nous affrontons par la prière et par le témoignage, afin que émerge à travers nous toute la beauté de la sequela.
Votre Sainteté, notre Province de « Sainte-Élisabeth de Hongrie » des sœurs Franciscaines Missionnaires du Sacré-Cœur a commencé l’itinéraire préparatoire de notre jubilé de 150 ans de présence au Moyen-Orient que nous célébrerons l’année prochaine 2022. Le thème que nous aborderons sera : "Enrichies par les expériences du passé, vivons le présent avec confiance et affrontons avec courage les défis de l’avenir", est notre programme du jubilé de 150 ans de présence et de mission au Moyen-Orient. Nous nous engagions à vivre ce temps de grâce comme un espace de renouveau que nous attendons de Dieu, dispensateur de tout bien, de toute vocation et de toute fidélité.
Au cours de l’année de saint Joseph qui touche à sa fin, nous désirons renouveler notre enthousiasme personnel et communautaire au service de l’Evangile. Et en votre présence, Saint-Père, nous confions à saint Joseph et à la Très Sainte Vierge Marie toutes nos activités pastorales et éducatives. Merci d’être parmi nous !
"Les temps ont changé et malheureusement l’Eglise semble isolée et déserte..." Nous utilisons souvent cette phrase désormais abusée, en réalité nous ne nous rendons pas compte à quel point ce qui se passe est réel et grave et combien profond soit le fossé qui, après la pandémie, sépare encore plus l’église des personnes et de la communauté civile.
Les choix courageux du pape François nous incitent à entamer quelques réflexions avec les curés et les autres attachés à la pastorale.
Nous partons de la nouvelle expérience de SYNODE, que le Pape nous a proposée sous une forme toute nouvelle : non plus une consultation des seuls évêques, mais une étude, une réflexion sérieuse et ample de tout le peuple de Dieu, convoqué au Synode.
Quand on y pense, la responsabilité qui nous est partagée est émouvante, complètement nouvelle.
La structure "SYNODE" a été introduite par le pape Paul VI dans le Collège Episcopal. Le mot en soi : "Synode" est un mot ancien lié à la Tradition de l’Eglise, composé de la préposition "avec", et du substantif "chemin" indique le chemin fait ensemble par le Peuple de Dieu. Les croyants sont des compagnons de chemin, appelés à témoigner et à annoncer la Parole de Dieu.
Sur la base de tout cela, le Saint-Père, en regardant la communauté primitive de Jérusalem, a invité tout le peuple de Dieu à se réunir à l’écoute et au discernement de l’Esprit Saint.
La réforme voulue par le pape François s’articule en plusieurs phases : La première phase impliquera les Eglises locales et durera jusqu’en avril 2022 : ce sera la « consultation du peuple de Dieu ». La deuxième phase est continentale et comprendra les éléments émergés des églises locales. La dernière étape est la rencontre des évêques avec le pape en octobre 2023 au Vatican.
Quels pas l’Esprit Saint nous invite à accomplir pour grandir comme Église synodale ?
Pour chercher une réponse, le diocèse de Rome a préparé des fiches pour un chemin de discernement synodal basé sur les BÉATITUDES, à chaque niveau ecclésial, à réaliser dans chaque réalité.
Nos communautés religieuses aussi sont appelées, en tant que partie de l’Eglise locale, à vivre la synodalité. Notre Supérieure générale, avec une communication spécifique, nous a invitées à une participation spéciale comme consacrées en nous invitant à réfléchir et à nous interroger sur le thème de la synodalité, décisif pour l’Eglise, pour sa vie et sa mission.
Nous avons donc un travail synodal dans lequel "nous sommes appelées avant tout à prier l’Esprit Saint pour qu’il ouvre notre cœur et notre esprit, permettant à Lui de nous illuminer et d’accueillir sa Créativité, comme le veut le Père".
Notre Curé, Frère Mario Fucà, nous a donné un signe tangible de quelque chose qu’il veut changer, en demandant de rencontrer toute la communauté. Il est venu avec son confrère, frère Enzo, et il nous a littéralement ouvert son état d’esprit en ce temps si particulier de Synode, qui pour lui signifie s’engager davantage dans l’écoute, dans la rencontre. Il a réfléchi sur la présence précieuse de la vie consacrée sur son territoire et sollicité l’attention sur notre présence privilégiée qui, si pour des raisons d’âge, ne peut plus être dans l’activité, peut cependant redécouvrir sa véritable place dans la communauté chrétienne qui est : la présence priante, l’écoute et le témoignage de l’absolu de Dieu dans notre vie. Il a ensuite encouragé les sœurs à être présentes surtout dans les circonstances de prière communautaire comme l’Adoration eucharistique et la Messe dominicale, pour être avec les gens, prier avec eux et être des témoins.
La communauté s’est montrée très attentive à ces propositions du curé et a immédiatement répondu positivement. Nous sommes conscients d’entrer dans un mouvement qui aura ses fatigues, mais nous le faisons dans la conscience qu’il est dans la prophétie de la vie consacrée et dans la richesse multiforme de ses charismes, marcher ensemble, dans l’église, pour nous réjouir, scruter, contempler, annoncer, accueillir les diversités et vivre la proximité.
Communauté de Centocelle-Rome

